La marche en laisse

Tous les chiens doivent apprendre à marcher en laisse, m^me s'ils sont obéissants. Personne n'est à l'abri - en ville parexemple - d'un bruit soudain qui effraie le chien et lui fait faire un écart sur la route, provoquant ainsi un accident qui peut lui être malheureusement fatal. En ville, dans la campagne ou même en exposition, savoir marcher en laisse est une chose nécessaire. Cela doit faire partie de l'éducation du chiot.

Dans tous les cas un tel apprentissage ne se fait pas tout seul.Chacun a sa "technique d'éducation" pour cela, mais il y acertaines règles qui doivent être respectées.

Tout d'abord le maître doit être conscient qu'avoir un collier et marcher en laisse près de son maître, n'est pas une attitude naturelle chez le chien. L'apprentissage doit se faire and le jeu et la bonne humeur.

Le collier : Il ne doit pas gêner ou effrayer le chien. Il est nécessaire d'accoutumer votre coton depuis son plus jeune âge, en associant jeux et récompenses avec le port du collier. Celui-ci doit être suffisament souple et ne pas provoquer de blessures. Vous pouvez le lui laisser au début quelques instants pendant la journée. Au début, ne soyez pas surpris s'il se gratte, il essaye simplement de l'enlever.

La laisse : c'est le lien entre le maître et son coton de Tuléar. Elle permet de diriger de limiter les mouvements du chien.Elle doit mesurer un peu plus d'un mètre, ce qui impose au Coton de marcher aux côtés de son maître, sans le dépasser. La laisse en enrouleur n'est pas une bonne chose pour l'éducation, car elle permet une liberté de mouvements qui peut constituer un danger (ne serait-ce que le fait qu'un passant puisse se prendre les pieds dedans !).

Le harnais : Cela peut-être une bonne alternative, car cela empêche votre coton de quitter son collier en le faisant passer par-dessus la tête. A noter que les harnais ne sont pas une bonne chose pour les chiens entraînés pour les expositions.

Pour les expositions, votre coton doit apprendre à marcher à votre gauche.

Les sessions d'éducation doivent être faites sans forcer le chiot, en jouant avec lui afin qu'il associe ce moment à un moment de plaisir. Ne faites pas au début de longs moments d'apprentissage, n'hésitez pas à relâcher votre laisse et appeler le chiot. Félicitez-le dès qu'il vient près de vous. Il paniquera et tirera dès qu'il sentira de la résistance. Ne le forcez pas !

Chacun procède comme il l'entend, nous avons posé la question à Sandy Lejeune, jeune éleveur :

.L'apprentissage de la marche en laisse est un moment crucial pour un chiot qu'il soit destiné aux concours ou simplement pour le bien être des ballades quotidienne. voilà pourquoi j 'y consacre beaucoup d'attention.
En général je présente la laisse d'exposition (uniquement) au chiot dès l'âge de 3 mois, je l'emmène dans un lieu sans danger et qu'il ne connaît pas. Après l'avoir laisser "vagabonder" quelques minutes je lui glisse doucement la laisse autours du cou et la laisse pendre derrière lui alors qu'il me suit sur une dizaine de mètres n'ayant que moi comme repère. C'est ainsi que se déroulent les 2 premières séances.

La 3e séance démarre de la même façon, puis je prends la laisse en main et continue à avancer, réglant mon allure sur celle du chiot, tout en le stimulant par son nom. S' il refuse de marcher, je peux être amenée à changer de stimulus dans ce cas j'opte pour un jouet, un bonbon ou un adulte qui sait bien marcher.

Les séances durent un quart d'heure environ, elles commencent et se concluent toujours par un moment de jeux et de câlins. Ce qui explique l'engouement des chiens quand je sors la laisse qu'ils n'assimilent pas seulement au "travail". Je conclue uniquement sur un exercice réussit.


De 3 à 9 mois, je le fais 2 fois par semaine, puis j'espace les séances en fonction des résultats obtenus. Je demande la participation d'un tiers pour que le chiot accepte de marcher avec d'autres personnes, pour avoir un autre point de vue sur les allures et cela me permet aussi de porter un autre jugement quand le chiot effectue l'exercice avec quelqu'un d'autre.
Quand le chien semble à l'aise, je modifie l'environnement de travail (villes, parc, expos...).
L'important est de ne pas braquer le chiot lors des premières séances en tirant sur la laisse alors qu'il refuse d'avancer ; c'est pourquoi au début il m'arrive de "suivre" le chiot au lieu de le "guider" avec la laisse.
L'essentiel est d'installer un climat de confiance. Je pense que certains chiots naissent avec une "laisse intégrée" et là c'est l'idéal, alors que pour d'autres c'est plus difficile mais patience et douceur sont les maîtres mots.

 

Sandy Lejeune

 

 


- L'Echo des Elingues - 2003